La réponse courte
La réforme concerne les entreprises, indépendants et professions libérales assujettis à la TVA, y compris lorsqu'ils ne sont pas redevables de la TVA.
Cela signifie notamment qu'un micro-entrepreneur bénéficiant de la franchise en base de TVA est lui aussi concerné.
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Pour les PME et micro-entreprises, l'obligation générale d'émission intervient le 1er septembre 2027.
Sommaire
- Quelles entreprises sont concernées ?
- Les micro-entrepreneurs sont-ils concernés ?
- Et si je ne facture pas la TVA ?
- Je facture des entreprises françaises
- Je facture des particuliers
- Je facture des clients à l'étranger
- Je n'émets presque jamais de facture
- Existe-t-il des opérations hors du dispositif ?
- Quand faut-il être prêt ?
Quelles entreprises sont concernées par la facturation électronique ?
La réforme ne concerne pas uniquement les grandes sociétés ou les entreprises qui réalisent beaucoup de chiffre d'affaires.
Les entreprises, indépendants et professions libérales assujettis à la TVA peuvent être concernés, indépendamment de leur taille, de leur chiffre d'affaires, de leur forme juridique ou de leur régime d'imposition.
Cela peut donc concerner aussi bien une société employant plusieurs centaines de personnes qu'un artisan, un consultant indépendant ou un micro-entrepreneur travaillant seul.
Exemples d'activités pouvant être concernées
- Consultant indépendant
- Développeur freelance
- Graphiste
- Plombier
- Électricien
- Commerçant
- Photographe
- Formateur
- Profession libérale
- Micro-entrepreneur
Les micro-entrepreneurs sont-ils concernés par la facturation électronique ?
Oui.
C'est probablement l'une des questions les plus importantes concernant la réforme.
Le régime micro est un régime simplifié, mais cela ne place pas automatiquement le micro-entrepreneur en dehors du champ de la facturation électronique.
Dès lors qu'une personne exerce de manière habituelle une activité économique indépendante, elle peut être considérée comme assujettie à la TVA, même lorsqu'elle bénéficie de la franchise en base et ne collecte effectivement aucune TVA.
Je suis en franchise en base et je ne facture pas la TVA : suis-je concerné ?
Oui.
C'est une confusion fréquente : ne pas être redevable de la TVA n'est pas la même chose que ne pas être assujetti à la TVA.
Un micro-entrepreneur bénéficiant de la franchise en base ne collecte généralement pas la TVA auprès de ses clients et continue, lorsque les conditions sont remplies, à porter sur ses factures la mention relative à la TVA non applicable.
Il reste néanmoins un assujetti à la TVA non redevable et peut donc entrer dans le champ de la réforme.
Exemple
Léa est graphiste en micro-entreprise et bénéficie de la franchise en base de TVA.
Elle ne facture donc pas de TVA à ses clients. Cela ne signifie pourtant pas qu'elle est exclue de la facturation électronique.
Si elle réalise une prestation entrant dans le champ de l'e-invoicing pour une entreprise française, elle devra être en capacité de transmettre la facture selon le nouveau dispositif lorsque son obligation d'émission s'appliquera.
Je facture d'autres entreprises françaises : suis-je concerné ?
C'est le cas le plus directement associé à la facturation électronique, ou e-invoicing.
Le dispositif concerne les opérations d'achats et de ventes de biens ou de prestations de services réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA française, lorsque l'opération entre dans le champ prévu par la réforme.
Pour ces opérations, une facture électronique ne sera pas simplement envoyée directement au client sous la forme d'une pièce jointe PDF.
Elle devra respecter le dispositif prévu et être transmise par l'intermédiaire d'une plateforme agréée.
Je facture uniquement des particuliers : suis-je concerné ?
Oui, la réforme peut également vous concerner, mais pas nécessairement de la même manière.
Les ventes et prestations réalisées auprès de particuliers ne relèvent généralement pas du même circuit d'e-invoicing que les factures B2B domestiques.
Elles peuvent en revanche être concernées par le e-reporting, c'est-à-dire la transmission électronique à l'administration de certaines données relatives aux transactions et, selon les cas, aux paiements.
Exemple
Un photographe en micro-entreprise travaillant principalement avec des particuliers n'est donc pas nécessairement hors de la réforme simplement parce que ses clients ne sont pas des entreprises.
Je facture des entreprises ou clients à l'étranger : que se passe-t-il ?
Les opérations internationales ne suivent pas nécessairement le même circuit que les opérations B2B réalisées entre deux entreprises établies en France.
Certaines opérations réalisées avec des opérateurs établis à l'étranger peuvent relever du e-reporting plutôt que de l'e-invoicing domestique.
Si vous travaillez à la fois avec des entreprises françaises, des particuliers et des clients étrangers, plusieurs volets de la réforme peuvent donc s'appliquer à votre activité.
Facturation électronique ou e-reporting : quelle obligation selon le client ?
| Situation | Dispositif généralement applicable |
|---|---|
| Entreprise française assujettie à la TVA | E-invoicing pour les opérations entrant dans le champ de la facturation électronique |
| Client particulier | E-reporting pour les opérations concernées |
| Client professionnel établi à l'étranger | E-reporting pour les opérations concernées |
| Micro-entrepreneur en franchise en base | Peut être concerné par l'e-invoicing et/ou l'e-reporting selon ses opérations |
Ce tableau présente les situations générales. Certaines activités et opérations bénéficient de règles particulières.
Je n'émets presque jamais de facture : suis-je quand même concerné ?
Oui, cela reste possible.
La réforme ne concerne pas seulement l'émission de vos propres factures.
Depuis le 1er septembre 2026, les entreprises concernées doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques de leurs fournisseurs.
Même une activité essentiellement tournée vers des particuliers peut donc recevoir une facture électronique d'un fournisseur professionnel.
Par ailleurs, une activité auprès de particuliers peut être soumise aux obligations de e-reporting correspondantes.
Existe-t-il des activités ou opérations qui ne sont pas soumises à l'e-invoicing ?
Oui. Il ne faut pas résumer la réforme à « toutes les factures de toutes les entreprises deviennent électroniques ».
Certaines opérations bénéficient de règles particulières ou se situent en dehors du champ de l'e-invoicing.
C'est notamment le cas de certaines opérations exonérées de TVA relevant des articles 261 à 261 E du Code général des impôts.
Les opérations avec des particuliers ou certains clients étrangers suivent également un traitement différent et peuvent relever du e-reporting.
Facturation électronique : quand faut-il être prêt ?
Le calendrier est progressif.
Réception pour toutes les entreprises
Toutes les entreprises concernées doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et ETI sont également soumises à l'obligation d'émission.
Émission pour les PME et micro-entreprises
Les PME et micro-entreprises devront à leur tour être en capacité d'émettre électroniquement les factures concernées et respecter leurs obligations de transmission de données.
Pour un micro-entrepreneur, la réforme n'est donc plus seulement un sujet pour 2027 : l'obligation de réception est déjà applicable depuis septembre 2026.
Quelques exemples pour un micro-entrepreneur
Consultant qui travaille avec des entreprises françaises
Ses prestations B2B domestiques peuvent entrer dans le champ de l'e-invoicing. En tant que micro-entrepreneur, son obligation générale d'émission intervient à partir du 1er septembre 2027, tandis que la réception est déjà obligatoire depuis septembre 2026.
Artisan travaillant avec des particuliers
Ses ventes ou prestations auprès de particuliers ne relèvent généralement pas de l'e-invoicing B2B, mais des obligations de e-reporting peuvent s'appliquer.
Freelance avec des clients français et étrangers
Ses opérations peuvent relever de dispositifs différents : e-invoicing pour certaines opérations B2B françaises et e-reporting pour certaines opérations internationales.
Que change concrètement la réforme pour un micro-entrepreneur ?
Dates, réception, émission, plateformes : retrouvez notre guide complet sur les changements liés à la facturation électronique.
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Tous les micro-entrepreneurs sont-ils concernés par la facturation électronique ?
Les micro-entrepreneurs exerçant une activité économique indépendante sont concernés par la réforme en tant qu'assujettis, y compris lorsqu'ils bénéficient de la franchise en base. Les obligations concrètes dépendent ensuite notamment de la nature de leurs opérations et de leurs clients.
Un micro-entrepreneur sans TVA est-il concerné ?
Oui. Un entrepreneur bénéficiant de la franchise en base est généralement assujetti à la TVA mais non redevable. Il reste donc concerné par la réforme.
La facturation électronique est-elle obligatoire si mes clients sont des particuliers ?
Les opérations auprès de particuliers ne relèvent généralement pas de l'e-invoicing B2B domestique. Elles peuvent toutefois être concernées par le e-reporting.
Je travaille uniquement avec des professionnels : suis-je concerné ?
Si vous réalisez des opérations entrant dans le champ de la TVA avec des entreprises établies en France, ces opérations peuvent relever de la facturation électronique B2B.
Quelle est la date pour les micro-entrepreneurs ?
La réception des factures électroniques est obligatoire depuis le 1er septembre 2026. L'obligation générale d'émission pour les micro-entreprises intervient au 1er septembre 2027.
Sources officielles
Article rédigé à partir des informations officielles disponibles auprès de la Direction générale des Finances publiques et du ministère de l'Économie et des Finances. Dernière vérification : septembre 2026.
impots.gouv.fr — Je découvre la facturation électronique
impots.gouv.fr — Micro-entrepreneur et franchise en base
economie.gouv.fr — Tout savoir sur la facturation électronique